Série photographique sur les alternatives écologiques, sociales et/ou économiques à l'habitat traditionnel.
Sur instagram : /habiterdemeurer/
"Il est question d’humanité, d’entraide, d’action, de construction mais aussi de vide, d’apaisement, de retrait, d’abolition de frontières. Demeurer en conscience quelque part, faire de l’intérieur un reflet tangible pour l’extérieur et pour le monde.
Oser revendiquer cette douceur, la défendre pour l’étendre au-delà de quatre murs."
Garance Hamon
La cabane de Billy / 8m2 / Pyrénées
https://silencepodcast.fr/project/billy-the-quid-1-2/
https://silencepodcast.fr/project/billy-the-quid-2-2/
https://silencepodcast.fr/project/billy-the-quid-2-2/
Billy vit dans une forêt pyrénéenne. Il y a construit sa cabane de 8m2, qu’il occupe la moitié de l’année. Le reste du temps il vit sur un petit voilier en Bretagne.
Il profite de sa solitude pour composer de la musique modulaire, grâce à un panneau solaire. Il lit aussi beaucoup. Billy est autonome en électricité et en eau et espère obtenir l’autonomie alimentaire pour s’éloigner le plus possible d’un système qui ne lui convient plus.
Il profite de sa solitude pour composer de la musique modulaire, grâce à un panneau solaire. Il lit aussi beaucoup. Billy est autonome en électricité et en eau et espère obtenir l’autonomie alimentaire pour s’éloigner le plus possible d’un système qui ne lui convient plus.
Sa vie est simple, presque spartiate, mais surtout, son existence est heureuse.
Dans la forêt, il déambule les mains dans le dos comme un homme sans âge. Son pas est lent, précis et assuré. A ses pieds des chaussures de ville avec lesquelles il gravit tous les jours sa montagne. Quand je le rencontre, Billy n’ a pas encore 30 ans.
Il n'est pas un ermite, La première chose qu'il ai faite quand il acheté son terrain, est d'aller se présenter au village. Désormais, le berger de la montagne au dessus de chez lui est devenu, malgré les 40 ans qui les séparent, son ami.
Il n'est pas un ermite, La première chose qu'il ai faite quand il acheté son terrain, est d'aller se présenter au village. Désormais, le berger de la montagne au dessus de chez lui est devenu, malgré les 40 ans qui les séparent, son ami.
Eco-hameau Les Allouviers / Gap
La maison de Sylvie et Pierre surplombe Gap. dans cet éco-Hameau, lauréat du Grand Prix départemental de la construction et de l'aménagement durable, vivent 6 familles (18 personnes) depuis 2012.
Mes hôtes me racontent la vie de l'Eco Hameau, sont fonctionnement, ses rêves de départs mais aussi ses écueils. Car oui, le postulat de départ de n’avoir aucun extérieur privatisé, de toujours réfléchir collectif n’a pas toujours été aisé à appliqué sur la durée. C'est un travail constant.
Sylvie me propose une balade à la tombée de la nuit, balade dont je dois découvrir moi-même l’itinéraire, comme une circulation instinctive autour du hameau, pour voir où mes pas nous mènent. Nous partons derrière les champs qui surplombent le hameau. L'un d'entre eux accueille le dernier pylône électrique, enfouir les lignes à partir d'ici était important pour eux.
Sylvie me propose une balade à la tombée de la nuit, balade dont je dois découvrir moi-même l’itinéraire, comme une circulation instinctive autour du hameau, pour voir où mes pas nous mènent. Nous partons derrière les champs qui surplombent le hameau. L'un d'entre eux accueille le dernier pylône électrique, enfouir les lignes à partir d'ici était important pour eux.
Réhabilitation / Théus / Alpes
Paysannerie et herboristerie
Pauline et Jean Pascal ont repris la maison familiale, âgée de 200 ans, aux pieds des Alpes, à Théus.
Une vue à 360° et un silence habité de vent et de fleurs.
C'était une ruine, rénovée par les parents de Pauline. Une maison qui a dans son ADN d’être beaucoup prêtée, et investie aux beaux jours comme une auberge espagnole.
Théus, c’est une réinvention personnelle et professionnelle. Ils ont tout quitté, réinvestis cette vieille maison et ont repris les terres pour y devenir paysans herboristes.
Eux, c’est la force tranquille, des heures de travail dans les pattes et une gentillesse qui se ressent au premier instant, de ces gentillesses simples et sans fard. La grande cuisine semble familière, protectrice. On coupe des légumes et on se raconte nos vies.
Une vue à 360° et un silence habité de vent et de fleurs.
C'était une ruine, rénovée par les parents de Pauline. Une maison qui a dans son ADN d’être beaucoup prêtée, et investie aux beaux jours comme une auberge espagnole.
Théus, c’est une réinvention personnelle et professionnelle. Ils ont tout quitté, réinvestis cette vieille maison et ont repris les terres pour y devenir paysans herboristes.
Eux, c’est la force tranquille, des heures de travail dans les pattes et une gentillesse qui se ressent au premier instant, de ces gentillesses simples et sans fard. La grande cuisine semble familière, protectrice. On coupe des légumes et on se raconte nos vies.
Cabane ressourcée / Pays de la Loire
La cabane de Fabien est dans les bois. Il l'a construite avec une amie, Nadège, toute en matériaux glanés. J'y passe deux nuits seule, comme sur un navire. C’est une maison ouverte, le point GPS est un cadeau, qu’ils offrent à qui en a besoin, comme la clef d’une échappatoire ou d’un repos bien mérité.
Il faut suivre une grande haie, puis entrer dans les bois. Elle est là, bien visible et en même temps discrète, elle apparaît, carrée, noire, elle abrite quelques compagnons rampants qui laissent de beaux dessins sur les reflets des vitres.
J’allume quelques unes des dizaine de bougies sur place, me sert un verre de vin et m’installe dans un fauteuil avec vue sur la pente d’arbres qui s’étale devant les vitres de la cabane.
Cet instant me rappelle des souvenirs d’enfance en mer, de sorties du port quand tout devient calme.
Le lit est perché tout en haut, une maquette de voilier fait d'ailleurs office de décoration. On a l'impression de flotter dans l'océan vert.
Il faut suivre une grande haie, puis entrer dans les bois. Elle est là, bien visible et en même temps discrète, elle apparaît, carrée, noire, elle abrite quelques compagnons rampants qui laissent de beaux dessins sur les reflets des vitres.
J’allume quelques unes des dizaine de bougies sur place, me sert un verre de vin et m’installe dans un fauteuil avec vue sur la pente d’arbres qui s’étale devant les vitres de la cabane.
Cet instant me rappelle des souvenirs d’enfance en mer, de sorties du port quand tout devient calme.
Le lit est perché tout en haut, une maquette de voilier fait d'ailleurs office de décoration. On a l'impression de flotter dans l'océan vert.
Toue cabanée / Gilles
A 50 ans, Gilles à eu besoin de tout reconstruire du jour au lendemain, un appel irrépressible qu'il n'a pas pu faire taire. Construire son coquillage flottant, sa toue cabanée (bateau de pêche fluvial traditionnel de la Loire) a été la naissance de sa nouvelle vie. Il a acheté une coque en inox et à construit tout le reste. Facile m'a t'il dit... Il vit sur son embarcation et bouge quand bon lui semble. Ici pas de place de port à réserver. Il est libre et peut bouger quand il le veut.
Sur l'île en face, il cultive avec sa fille du chanvre, comme le faisait avant eux son grand père. Gilles ne s'est pas isolé sur son bateau, au contraire. Il a fait des choix, et cultive sa joie.
Sur l'île en face, il cultive avec sa fille du chanvre, comme le faisait avant eux son grand père. Gilles ne s'est pas isolé sur son bateau, au contraire. Il a fait des choix, et cultive sa joie.
Collocation / ISSY LES moulineaux
La péniche est une collocation à bas coût. Le hasard y a fait se regrouper des jeunes actifs travaillant surtout dans l'audiovisuel. Car même quand on travaille pour la télévision à Paris, on peut être en précarité. Le propriétaire ne répare plus son bateau, il pense le vendre bientôt. En attendant, une petite famille se créer là, entre fêtes à la André Breton et travail.
occupation / Nantes
Une maison occupée légalement. Le programme s'appelle Protection par occupation. Organisé par des promoteurs immobiliers, ce système d'occupation leur permet d'éviter le vrai squat pour des maisons ou des immeubles bientôt rasés. Plus besoin de payer des sociétés de gardiennage.
Le loyer est modique, en échange, les habitants doivent partir sur demande. Toujours plus de précarité ou solution qui convient à tous... Certains de ses habitants enchaîne ce type de locations et bougent de logement au rythme des mises en demeure de partir.
Le loyer est modique, en échange, les habitants doivent partir sur demande. Toujours plus de précarité ou solution qui convient à tous... Certains de ses habitants enchaîne ce type de locations et bougent de logement au rythme des mises en demeure de partir.
Habitat partagé / La chénaie
Ils ont acheté à 5, en 5min, ce terrain et cette maison en ruine. La vente se faisait aux enchères, à très bas prix. Pour eux l'occasion rêvée, enfin presque. Cette maison avait été habitée par 2 générations de personnes atteintes du syndrome de Diogène. A certains endroits, le sol est meuble, car sous nos pieds, des années de détritus ensevelis qu'il faudra des années également à vider. La maison prendra plusieurs moi, à coup de voyages à la déchetterie avec les remorques, la mairie ne voulant plus se déplacer pour cette maison.
Mais sous ces ordures, une pépite. Une maison en pierre qui une fois rénovée accueillera la famille de 4 personnes. L'autre couple habite une roulotte faite main plus loin sur le terrain. Et à l'arrière, une maman solo et son fils en yourte. Une dernière maison mitoyenne accueillera familles et amis de passage, et il y en a. Ils sont tous amis. Les travaux se sont fait à coup de renfort d'amis, de bénévoles, de minis festivals et de bonnes volontés. Ils travaillent tous comme des abeilles à ces rénovations, il ya les travaux de réfection à faire, mais aussi les mises en bocaux des légumes pour l'hiver, entretenir poulailler et potager.
Mais sous ces ordures, une pépite. Une maison en pierre qui une fois rénovée accueillera la famille de 4 personnes. L'autre couple habite une roulotte faite main plus loin sur le terrain. Et à l'arrière, une maman solo et son fils en yourte. Une dernière maison mitoyenne accueillera familles et amis de passage, et il y en a. Ils sont tous amis. Les travaux se sont fait à coup de renfort d'amis, de bénévoles, de minis festivals et de bonnes volontés. Ils travaillent tous comme des abeilles à ces rénovations, il ya les travaux de réfection à faire, mais aussi les mises en bocaux des légumes pour l'hiver, entretenir poulailler et potager.
Les enfants vivent là comme une grande famille. Beaucoup de gens passent, c'est joyeux et besogneux.
Habitat partagé / La boîte noire / Nantes
La boîte noire est un projet architectural en auto promotion et basse consommation, le groupe d'habitants est composé de 15 personnes dont une de plus de 60 ans.
Le souhait pour l'usage de ces habitations, était de partager certains espaces et services : un beau studio commun pour accueillir familles et amis ; une buanderie ; un jardin commun), tout en gardant son espace de vie privatif. La mixité d'âge était également un souhait d'échange, de partage et de solidarité.
Depuis la création, en 2014, les reventes et achats on un peu dissout le postulat de base qui est ainsi perpétuellement à travailler et à ré-interroger, notamment dans la proportion des tranches d'âges des habitants. Les besoins et attentes étant différents en fonction de l'âge des habitants.
Habitat partagé intergénérationnel / pau
Propriétaires d'une maison terre-paille et d'un terrain, le couple à voulu créer un quartier en habitat partagé appelé Ecopernic.
Le terrain accueille jardins partagés et maisons bioclimatiques et écologiques. L’auto-construction est encouragé, avec l’aide de chantiers participatifs.
Le terrain accueille jardins partagés et maisons bioclimatiques et écologiques. L’auto-construction est encouragé, avec l’aide de chantiers participatifs.
Une dizaine de maisons sont désormais habitées. Une halle commune permet d’organiser régulièrement des rencontres, ateliers, moments de partages.
autoconstruction terre paille / la rochelle